Tiens, je ne pensais pas trouver une ressemblance avec toi. J'ai longtemps évité de parler parce que je ne savais pas aligner 3 mots sans chier la prononciation. C'est une mauvaise chose car ne pas s'exprimer revient à ne pas avancer, le serpent trop con (mais qui ne l'est pas à sa façon ?) qui mords sa propre queue en gros.
Je ne suis de toute façon toujours pas capable de m'exprimer aussi clairement à l'oral qu'à l'écrit (en plus d'avoir une voix d'ours enrhumé), pas sûr que ça change un jour.
Par contre je ne suis pas tellement d'accord avec ton pavé (et tu risques de ne pas être d'accord avec le mien). Je ne peux pas nier en bloc l'ensemble (difficile de rejeter des trucs qui "semble" à première lecture vrai), mais tu tentes de poser là une réponse bien trop généralisée d'un état de fait vaste comme 6705 milliards de personnes. Ce n'est que mon avis (et ça pèse pas lourd face au combinaison existent), mais je pense qu'il n'y a pas de réponse universelle : on a tous notre propre avis, nos propre façons de voir les choses, nos propres soucis, nos propres sentiments, notre façon d'aimer, notre façon de détester ... Et notre façon de l'exprimer ou pas. L'humain est si imparfait qu'il n'y a aucun schéma pour le résumer.
Tu peux tenter de comprendre une personne, tu peux être d'accord ou pas avec ses propos, mais jamais tu ne sauras « pourquoi » il en est venu à le penser, « comment » son esprit en est venu à penser ça.
Pour ce qui est des gens malheureux qui font la gueule ...
Personnellement je ne pense pas être une personne hyper agréable envers ceux qui ne suscite pas mon intérêt. Pourtant au contacte des gens que j'aime je ne suis pas le même. A eux je m'exprime avec tant de conviction que j'en frissonne parfois, là ou d'autre ne m'inspire qu'une large envies des les envoyer chier. Ces gens que l'on voit dans la rue, que l'on croise au boulot ou au lycée, dans le métro ou même dans les parcs, peut-on espérer qu'ils soient dans leurs meilleurs moments ou conditions ? Si ils sont loin des leurs, de ce qu'ils aiment, de leurs passions ? Non, ils sont dans leurs mauvais moments (et généralement on est dans le notre aussi à ces moments là). Et puisque l'homme c'est pas une règle de 10cm toute bien graduée, il y a encore ceux qui n'ont personne, ceux qui ne veulent personne, ceux qui ont envies d'être triste parce que c'est branché, et j'en passe.
Autre chose. A quoi bon avoir la banane aux lèvres 24h sur 24 ? Trop de bons moments tus les bons moments. Les gens qui ont tout n'ont goût à rien (y a qu'à voir ces stars qui se tuent à chercher le bonheur dans les pires saloperie du monde, ou ces rois qui ont tous fini dans la merde à vouloir plus qu'on n'imaginerait pas sois même avoir). Les mauvais moments que l'on vit justifient l'existence des bons, et vice versa. Comment apprécier un instant si ils sont tous identique ? Moi je préfère passer du temps au boulot, même si ça me fait profondément chier, en sachant combien ça me fera plaisir de retrouver ces instants que j'aime, et tout particulièrement celle que j'aime.
Victime d'une société ou l'on dois bosser ? Non, parce que tu as aussi le droit de faire un boulot qui te plait, suffis de s'en donner les moyens. Ou de vivre dans la jungle comme tes ancêtres de l'aire préhistorique, personne ne te force à vivre avec un clavier sous la main et un écran devant les yeux.
Tu veux une vie intéressante ? Alors ne néglige pas l'idée qu'il puisse y avoir de mauvais instants, sans quoi tu ne comprendras jamais la raison des bons.
Et tout ça, ce n'est que mon avis.
- Réponse faite sur FB qui illustre bien ma façon de voir les choses.